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Preuves de l’échec des régimes restrictifs

  • Photo du rédacteur: Magalie Rameaux
    Magalie Rameaux
  • 22 févr.
  • 3 min de lecture

La littérature scientifique est aujourd’hui très claire, les régimes restrictifs entraînent quasi systématiquement une reprise de poids à moyen et long terme. Et dans de nombreux cas, le poids final dépasse même le poids de départ.

Pour rédiger cet article, je me suis appuyée sur plus de 500 études scientifiques. Voici ce que montre réellement mes recherches :


  1. La reprise de poids est la norme, pas l’exception

🇫🇷 Les données de l’ANSES

L’ANSES indique que :

  • 80 % des personnes reprennent du poids un an après un régime

  • 95 % reprennent dans un délai de cinq ans

Les régimes très restrictifs favorisent les carences, l’effet « yoyo » (reprise au-delà du poids initial) et augmentent progressivement le « point haut » pondéral à chaque cycle.


Revue Médicale Suisse (Di Vetta et al., 2005)

Dans la Revue Médicale Suisse, les auteurs concluent :

Tous les régimes sont inefficaces à long terme.

Environ 80 % des patients reprennent du poids dès le mois suivant la diète, et seul 1 % maintient la perte obtenue un an plus tard.


Mann et al., 2007 – American Psychologist

Analyse de 31 essais cliniques sur 2 à 5 ans publiée dans American Psychologist :

  • 1/3 à 2/3 des participants ont regagné plus de poids qu’ils n’en avaient perdu

  • Après 2 ans, 83 % avaient repris davantage que leur perte initiale

Conclusion des auteurs : les régimes n’apportent pas de perte de poids soutenue ni de bénéfices de santé durables pour la majorité des individus.


2. Le métabolisme ralentit réellement

L’un des points les plus importants : le corps s’adapte.

L’exemple du Biggest Loser (Kong et al., 2016)

Étude publiée dans Obesity portant sur les participants de l’émission The Biggest Loser.

6 ans après :

  • Les participants avaient repris en moyenne 41 kg

  • Leur métabolisme basal restait diminué de –704 kcal/jour

  • Une thermogenèse adaptative persistait (–499 kcal/j)

Autrement dit : même des années après, leur corps brûlait significativement moins d’énergie qu’attendu.


Étude CALERIE 2 (Weyer et al.)

Essai randomisé sur 24 mois de restriction calorique (–25 %) chez des personnes non obèses.

Résultats :

  • –12 % de poids

  • Baisse du métabolisme au repos de –159 kcal/j à 12 mois

  • –137 kcal/j à 24 mois

Cette diminution dépassait ce qui serait attendu uniquement par la perte de masse maigre : preuve d’une thermogenèse adaptative durable.


Most & Redman, 2020 – Experimental Gerontology

Revue publiée dans Experimental Gerontology :

La restriction calorique induit une réduction de la dépense énergétique qui excède la simple perte de masse métabolique.

Le ralentissement est disproportionné et physiologiquement programmé.


3. Le corps active des mécanismes anti-perte de poids


Le phénomène du « yoyo dieting »

Revue publiée dans Frontiers in Genetics :

  • Seuls 20 % maintiennent une perte ≥ 10 % au-delà d’un an

  • La reprise débute souvent dès la première année

  • Retour au poids initial (voire plus) en 2 à 5 ans

Les auteurs évoquent une « mémoire obésogène » : adaptations hormonales, neurologiques et épigénétiques qui rendent la stabilisation difficile après une diète.


Kroeger et al., 2014 – Journal of Obesity

Dans le Journal of Obesity :

La majorité des personnes regagnent la majeure partie du poids perdu dans l’année suivant l’intervention.

Et quelques kilos repris suffisent parfois à effacer les bénéfices métaboliques obtenus (cholestérol, glycémie, tension).


Flore et al., 2022 – Nutrients

Revue systématique publiée dans Nutrients :

  • Seuls 25 % maintiennent la perte sur le long terme

  • 75 % connaissent un rebond pondéral

Un suivi intensif améliore les résultats, mais la tendance générale reste défavorable.


Ochner et al., 2013 – Physiology & Behavior

Dans Physiology & Behavior :

  • Jusqu’à 50 % du poids perdu est repris en un an

  • Le reste est généralement repris par la suite

Les mécanismes observés :

  • Diminution de la leptine

  • Augmentation de la ghréline

  • Augmentation de la faim

  • Baisse de la dépense énergétique

Ce sont des mécanismes universels de protection biologique.


Vidal, 2009

Article de synthèse publié par Vidal :

  • Plus d’un tiers du poids perdu est repris en un an sans suivi

  • 80 % des patients reprennent du poids

Les régimes très faibles en calories entraînent une perte musculaire importante, diminuent le métabolisme de base et provoquent un plateau rapide… qui pousse à restreindre encore davantage.

Un véritable cercle vicieux.


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